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Grève du 20 décembre EN DIRECT : Laurent Berger veut remobiliser ses troupes « à partir du 6 janvier »

20 Déc , 2019  

Bloqué. A cinq jours de Noël, le défilé des partenaires sociaux à Matignon, mercredi et jeudi, n’a pas permis de sortir de la crise entamée il y a quinze jours pile. Le projet de fusion des 42 régimes actuels de retraite en un système universel par points est toujours rejeté par une large partie des syndicats et aucun consensus ne se dessine sur l’âge permettant de partir avec une retraite à taux plein. Après une réunion de plus de deux heures, sans surprise, CGT et Force ouvrière ont redemandé le retrait du projet, appelant à une nouvelle journée de mobilisation le 9 janvier. «C’est au gouvernement d’appuyer sur le bouton pause», a lancé le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier.

«Avancées»

Seul grand syndicats susceptible d’envoyer le signal d’un compromis, la CFDT a également constaté qu’il n’y avait «pas d’avancées notables» sur le «point qui fâche» : l’instauration d’un «âge d’équilibre», dès 2022, pour combler le déficit du régime actuel. «Nous, on a fait notre job, a pointé le numéro 1 de la CFDT, Laurent Berger. Il n’y a pas d’avancées.» Pour l’instant, la CFDT n’envisage pas de manifester le 9 janvier, mais elle n’exclut pas de se mobiliser en janvier.

De son côté, l’Unsa prévient que si le gouvernement «continue à mélanger» la recherche de l’équilibre financier à très court terme («une réforme punitive») et la transformation du système de retraite à moyen terme, «ça ne le fera pas», a prévenu Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa, dont la branche ferroviaire a appelé à arrêter le mouvement à la SNCF.

Flanqué de son nouveau secrétaire d’Etat aux Retraites, Laurent Pietraszewski et de la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, Philippe a cherché à apaiser les esprits, saluant la «logique de compromis avec les partenaires sociaux». Soulignant davantage les chantiers qu’il compte ouvrir à partir du mois de janvier et sur lesquels des «avancées concrètes» sont déjà actées plutôt que les divergences qui laissent le conflit ouvert. But de la manœuvre : continuer à faire vivre «l’acte II» du quinquennat d’Emmanuel Macron en saluant «l’esprit de responsabilité» et «le respect» entre gouvernement et partenaires sociaux.

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