Oise : Un sexagénaire soupçonné d’avoir tué par balle l’ex-compagnon de sa fille

Un homme âgé d’une soixantaine d’années, soupçonné d’avoir tué lundi de deux balles dans la tête l’ex-compagnon de sa fille âgé de 36 ans dans un village de l’Oise, a été placé en garde à vue, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
La victime se serait rendue lundi soir aux abords du domicile des parents de son ex-compagne, âgée d’une trentaine d’années, à Balagny-sur-Thérain, et une altercation aurait éclaté avec son ex-beau-père, selon une source proche de l’enquête. Née en 1983, la victime a été tuée de deux balles dans la tête, selon le parquet de Senlis, confirmant une information du journal Le Bonhomme picard.
Le suspect, sans antécédent judiciaire, s’est « volontairement présenté aux services de gendarmerie dès leur arrivée sur place en indiquant être l’auteur des faits », selon la même source. Lors de sa garde à vue, il « a exprimé des regrets » et expliqué que « depuis la séparation du couple, aux alentours de Noël, le défunt harcelait sa fille », et qu’il y avait « un climat général de très forte tension » qui rejaillissait sur lui et son épouse, a déclaré à l’AFP le procureur de Senlis Jean-Baptiste Bladier.

L’altercation filmée par une caméra de vidéosurveillance

Le sexagénaire a assuré aux enquêteurs « que sa fille avait déjà été victime de violences de la part du défunt, mais n’avait pas porté plainte », et que lors de l’altercation lundi, « elle avait reçu une claque », a ajouté Jean-Baptiste Bladier. La jeune femme avait toutefois déposé une plainte pour harcèlement téléphonique, qui avait donné lieu à une convocation en justice pour le mois de juin. Une autre plainte était « en cours d’enquête » pour la destruction du portail du domicile des parents.
L’altercation et les coups de feu ont été filmés par une caméra de vidéosurveillance. D’après les images disponibles, « il n’est pas exclu que le défunt était plutôt en train de quitter les lieux au moment où il a été victime des tirs, plutôt qu’en phase de progression hostile », a précisé le procureur.
« Le mis en cause est rentré chercher son arme », avant de revenir et de tirer. Il a indiqué en garde à vue « qu’il avait tiré une première fois, que la victime s’était moquée de lui, avant qu’il ne tire une deuxième fois ». Le parquet de Senlis a confié l’enquête à la brigade de recherches de Chantilly dans le cadre d’une enquête de flagrance, ouverte du chef d’homicide volontaire. La garde à vue était toujours en cours mercredi soir et une information judiciaire sera ouverte mercredi.

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